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L'émigration médicale

L’état français « drague » les médecins algériens

Un décret exécutif français du 22 novembre 2017 annonce de nouvelles facilités aux médecins étrangers qui souhaitent exercer en France.

Le décret modifie le code de la santé publique français en y introduisant une section qui permet aux médecins et chirurgiens-dentistes spécialistes étrangers d’obtenir une autorisation temporaire d’exercice.

Le Conseil de l’ordre des médecins français avait récemment  de donner des chiffres. Selon ces informations, la France compte plusieurs milliers de médecins qui ont passé leur diplôme en Algérie

« 24% de ces médecins viennent d’Algérie»

Actuellement, le tableau de l’Ordre recense 58.441 (médecins) nés dans un pays européen ou extra-européen; ce qui représente 20,1% de l’ensemble des médecins inscrits au tableau de l’Ordre en 2017 (290.974 inscrits). Soit une hausse de 0,5 point par rapport à 2007 (19,6%). 43,1% de ces médecins sont de nationalité française et 29% sont naturalisés français. Les origines géographiques: 41,8% sont nés au « Petit Maghreb », ce qui fait référence à l’Algérie au Maroc et à la Tunisie», selon les chiffres du Conseil National de l’ordre des Médecins français. Lequel précise qu’au total 24% de ces médecins viennent d’Algérie.

Mokhtar Hazbellaoui « Je ne peux pas interdire »

Interrogé  sur les mesures qui auraient été prises pour endiguer la fuite des compétences de son secteur vers l’étranger, le ministre de la Santé, Mokhtar Hazbellaoui, affirme ne pas pouvoir empêcher un médecin d’aller vers de nouveaux horizons.

Pour le Professeur Hazbellaoui, tout ce qu’il peut faire c’est dire à ces médecins que les autorités sont à là à leur écoute. “Je ne peux pas demander à un médecin de ne pas aller découvrir de nouveaux horizons”, a-t-il argué.

SN

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