jeudi 23 mai 2024
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Compte rendu : Rencontre médecins-prescripteurs et CNAS

Le ministre du Travail, de l’emploi et de la  sécurité sociale, Mourad Zemali a mis en avant, le 17 juillet dernier  à Alger, la nécessité  de consolider le partenariat entre les praticiens conseils relevant des  organismes de la Sécurité sociale et les médecins traitants afin  d’améliorer la qualité des soins au profit des assurés sociaux tout en  régulant les dépenses. 

S’exprimant lors des travaux de la 1ère rencontre ayant regroupé les  médecins-prescripteurs et les praticiens conseils relevant des organismes  de la Caisse Nationale des Assurances Sociales des Travailleurs Salariés  (CNAS), M. Zemali a souligné la nécessité d’œuvre à la « consolidation de  la concertation et à l’instauration d’une nouvelle approche de  collaboration et d’entraide entre ces médecins, en vue de développer la  prévention et la qualité des soins au profit des assurés sociaux tout en  régulant les dépenses ».

64 million  ordonnances remboursées en 2017

Zemali a rappelé, dans ce contexte, que le nombre d’ordonnances médicales remboursées par la CNAS en 2017 s’est élevé à plus de 64 million ordonnances et que le nombre d’indemnités journalières concernant les  arrêts de travail a dépassé les 14 millions au cours de l’année 2017, avec  un coût de plus de 16 milliard de DA.

Le ministre a indiqué que ces chiffres  » révèlent clairement l’existence  de dépassements et d’un grand excès en terme de recours à ce droit par les  assurés sociaux ».

A ce titre, le ministre a souligné que la généralisation de la formule du  médecin de famille ou du médecin traitant,  » permettra une meilleure prise  en charge du patient et une rationalisation des dépenses grâce notamment  aux relations solides entre l’assurance sociale et les médecins, et ce à  travers un dispositif de conventionnement reposant particulièrement sur  l’aspect relatif à la prévention et à la prescription des soins de santé  selon les critères, ce qui permettra ainsi d’éviter les dépassements, la  surconsommation des médicaments et les traitements médicaux redondants ».

Le système de la sécurité sociale 

Le ministre a rappelé, à ce propos, que le système de la sécurité sociale  reposait sur le principe de la solidarité intergénérationnelle, soulignant  que les recettes provenant des cotisations des travailleurs et des  personnels ne se limitaient pas au financement des assurances sociales,  notamment les maladies, les congés de maternité, l’incapacité ou le décès,  mais couvraient également d’autres indemnités, tels que les assurances  contre les accidents de travail, les maladies professionnelles, la retraite  et l’assurance- chômage.

Il a, en outre, rappelé, que le système de sécurité sociale assurait  » une  large couverture sociale au profit de plus de 39 million d’Algériens, en  sus des autres catégories, notamment les démunis et les personnes aux  besoins spécifiques, grâce à la contribution de l’Etat ».

« Chiffa » 38  million bénéficiaires en  2018

Le nombre de personnes bénéficiaires du système du tiers-payant , à savoir  la carte « Chiffa », est passé de 800.000 bénéficiaires en 2001 à plus de 38  million bénéficiaires en  2018, a fait savoir M. Zemali, avant de rappeler  que pour faciliter l’obtention des médicaments par ces bénéficiaires, un  système de conventionnement a été mis place avec 11.241 pharmacies jusqu’en  2018, contre 7 pharmacies en 1999.  Le ministre a indiqué que les dépenses  de remboursement des médicaments occupaient actuellement la première place  des dépenses de l’assurance maladie passant de 20 milliards DA en 2000 à  212 milliards DA en 2017, ajoutant que la Sécurité sociale contribuaient au  financement des établissements publics de santé dans le cadre du « Forfait  hôpitaux » dont le montant est déterminé annuellement en vertu de la loi de  Finances et qui a atteint 80 milliards DA en 2018 contre plus de 57  milliards de dinars en 2014.

Assurances sociales et de la retraite

Le système national des Assurances sociales et de la retraite « fait face  actuellement à des difficultés financières liées à plusieurs facteurs  socio-économiques, démographiques et normatifs découlant essentiellement de  la générosité de ce système qui fournit plusieurs prestations au profit  d’un nombre important de bénéficiaires », a rappelé M. Zemali, avant de  souligner que le Gouvernement « a mis en place, au cours de la dernière  décennie, un programme de réforme et de modernisation de ce système dans le  but de préserver ses équilibres financiers et garantir sa pérennité et son  adaptation aux développements survenus ».

Le ministre a mis en avant, à cet égard, « le rôle efficace de la recherche  scientifique comme l’un des plus importants mécanismes de réforme qui  contribuent à l’économie de santé et à la recherche de nouveaux moyens pour  développer la prise en charge médicale »,  appelant, dans ce sens, à  « intensifier les efforts en matière d’information et de sensibilisation  pour convaincre davantage de citoyens que la souscription aux assurances  sociales leur profite en premier lieu ».

Il a mis l’accent , à cet effet, sur la nécessité, pour les services des  caisses de la sécurité sociale et les professionnels de la santé, de  coopérer pour la préservation du système national de la sécurité sociale  qui est, a-t-il dit, « un acquis important ».

Synthèse SN