Au Micro de Santé News ,le professeur Nazim Laraba, spécialiste en médecine interne au CHU Bab El Oued, a mis en lumière les progrès thérapeutiques majeurs réalisés dans la prise en charge du diabète grâce aux inhibiteurs de SGLT2 et aux agonistes du GLP-1, devenus des références au cours de la dernière décennie.
Selon lui, ces nouvelles classes thérapeutiques ont profondément transformé le traitement du diabète en apportant des bénéfices qui dépassent largement le simple contrôle de la glycémie. Le spécialiste a expliqué que plusieurs études internationales ont démontré leur capacité à réduire significativement le risque d’événements cardiovasculaires majeurs, notamment l’infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ainsi que la progression de la maladie rénale chronique.
Réductions du risque cardiovasculaire
Le Pr Laraba a précisé que les réductions du risque cardiovasculaire observées grâce à ces traitements peuvent atteindre entre 10 et 30 %. Initialement destinés aux patients diabétiques, ces médicaments ont également montré des résultats prometteurs chez des patients non diabétiques présentant des risques cardiovasculaires ou rénaux élevés.
Évoquant les modalités de traitement, il a indiqué que les inhibiteurs de SGLT2 sont administrés par voie orale, tandis que les agonistes du GLP-1 étaient auparavant proposés sous forme d’injections quotidiennes, à l’image du Liraglutide. L’arrivée de formulations hebdomadaires a toutefois permis d’améliorer considérablement le confort et l’adhésion des patients au traitement.
Réduction du risque d’AVC
Concernant la prévention cardiovasculaire, le spécialiste a souligné que certains agonistes du GLP-1 se distinguent particulièrement par leur efficacité dans la réduction du risque d’AVC. Plus largement, cette classe thérapeutique contribue à limiter les complications cardiovasculaires associées au diabète.
Ralentir la dégradation de la fonction rénale
Sur le plan rénal, le professeur a affirmé que plusieurs traitements GLP-1 permettent de ralentir la dégradation de la fonction rénale chez les patients diabétiques ou souffrant d’obésité. Ces médicaments agissent notamment en stabilisant le débit de filtration glomérulaire et en réduisant l’albuminurie, un marqueur clé traduisant la présence anormale de protéines dans les urines.
Le Pr Laraba a également mis en avant les performances des inhibiteurs de SGLT2, notamment Empagliflozine et Dapagliflozine, qui ont démontré des résultats particulièrement encourageants dans la prise en charge de la maladie rénale chronique. Selon lui, ces traitements contribuent efficacement à préserver la fonction rénale et à réduire l’albuminurie, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques dans la prévention des complications liées au diabète.
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