samedi 24 février 2024
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Plus de 13.500 nouveaux postes d'emploi

Postes budgétaires: Déficit de personnels médical et paramédical

Le Directeur général du budget au ministère des Finances, Farid Bekka, a annoncé l’ouverture de 13.500 nouveaux postes d’emploi dans plusieurs secteurs, particulièrement celui de la santé, dans le cadre du projet de loi de finances 2018, avec 13.624 nouveaux postes budgétaires ont été ouverts dans les secteurs de la santé (près de 8.000 postes)

La santé un secteur « vital » ne semble pas être concerné par l’austérité, mais les experts pensent que cela est loin d’être suffisant pour combler le déficit de personnels dans les infrastructures hospitalières et sanitaires sur l’ensemble de territoire national

Face aux parlementaires, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé, que le budget de fonctionnement prévu dans le projet de loi de finances 2018 ne sera pas augmenté.

Rappelons que le projet de Loi de finances 2018, adopté déjà par le Conseil des ministres, prévoit des dépenses de fonctionnement de ; 4.584,46 milliards DA, le secteur de la santé, population et réforme hospitalière bénéficiera de : 392,16 milliards DA contre 389,07 en 2017.

Déficit de plus 50 000 infirmiers

Le système de santé publique en Algérie enregistre un déficit de 50 000 infirmiers. L’Algérie compte aujourd’hui 100 000 infirmiers, soit un taux de couverture de 1 infirmier pour 420 habitants. Dira le  professeur Hantala du CHU de Bénis Messous à Alger.

Le déficit de 50 000 infirmiers qu’enregistre l’Algérie est en référence à la norme mondiale. Exerçant au service de chirurgie infantile, le professeur précise que la norme exige un ratio de «3 personnes du paramédical pour un enfant malade».

 Les structures de santé impacté  .

L’insuffisance de personnel qualifié, lesquels altèrent considérablement la prise en charge des malades. En termes de déficit de personnels médical . Qui impact directement le suivi et la prise en charge de malade.

Les prestations demeurent en deçà des espoirs des malades qui crient leur désarroi face à une équipe médicale dépassée. Chaque jour, les hall des la polycliniques font le plein. A l’intérieur, les infirmières semblent montrer des signes de panique. On ne sait plus discerner entre une urgence et une consultation simple. Le matériel manque terriblement, tout autant que les médicaments d’urgence. L’appareil de mesure de la tension artérielle fait la navette entre les membres du personnel.

Des malades, dont la plupart sont hypertendu(e)s, des diabétiques en hypoglycémie allongés sur un banc métallique ou assis sur des chaises roulantes en attente de prise en charge. Selon un médecin, plus de 150 malades arrivent chaque jour à la polyclinique.

Le personnel est dépassé par la charge de travail. En l’absence de ;  gynécologue, les sages-femmes ou accoucheuses sont livrées à leurs propres réflexes en faisant face à de sérieux cas nécessitant une prise en charge médicale spécialisée.

SN