Le premier Congrès international de cosmétologie s’est tenu à Alger à l’initiative de la Société algérienne de cosmétologie, avec l’ambition de structurer davantage cette discipline en Algérie. Recherche scientifique, innovation, formation, start-ups et coopération internationale étaient au cœur de cette première édition.
Un premier congrès pour structurer la cosmétologie en Algérie
Alger a accueilli la première édition du Congrès international de cosmétologie, un rendez-vous scientifique consacré à un secteur en plein développement en Algérie. Organisé par la Société algérienne de cosmétologie, sous le parrainage du ministère de la Santé, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que du ministère du Commerce et de la Régulation du marché national, l’événement a réuni différents acteurs concernés par cette discipline.
Pour le Pr Younes Zebbiche, cette première édition avait avant tout pour objectif de créer un espace de rencontre entre les différentes composantes de l’écosystème de la cosmétologie.
« Nous avons vécu la première édition du Congrès international de cosmétologie à Alger, organisé par la Société algérienne de cosmétologie, sous le parrainage du ministère de la Santé, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que du ministère du Commerce et de la Régulation du marché national. »
Au-delà d’un simple rendez-vous scientifique, le congrès se voulait ainsi une plateforme permettant de rapprocher les chercheurs, les praticiens, les professionnels et les porteurs de projets.
Faire le lien entre recherche fondamentale, innovation et pratique
L’un des principaux enjeux mis en avant lors de cette rencontre concerne le rapprochement entre recherche fondamentale et recherche appliquée. Une démarche qui vise notamment à favoriser la transformation des connaissances scientifiques en solutions et applications concrètes dans le domaine de la cosmétologie.
Le savoir-faire algérien a également occupé une place importante dans les travaux du congrès, notamment à travers les initiatives portées par les jeunes chercheurs, les start-ups et les étudiants.
« L’objectif de ce congrès était de réunir l’ensemble des acteurs de ce domaine, en commençant par la recherche fondamentale et la recherche appliquée, tout en mettant en avant le savoir-faire algérien, notamment à travers les start-ups et les projets de fin d’études, et en créant des passerelles avec les praticiens et les professionnels qui exercent dans ce domaine. »
Cette volonté de décloisonnement traduit une ambition plus large : contribuer à la construction d’un véritable écosystème algérien de la cosmétologie, capable de faire dialoguer les universités, les laboratoires de recherche, les professionnels de santé, les entreprises et les jeunes porteurs de projets.
La coopération internationale au cœur de la démarche
La dimension internationale constitue également l’un des axes majeurs de cette première édition. Le congrès a permis de mettre en avant la nécessité de renforcer les échanges scientifiques et professionnels entre l’Algérie et plusieurs pays.
Le Pr Younes Zebbiche souligne notamment l’importance de développer des collaborations avec des pays partenaires et de favoriser le partage d’expériences.
« Notre objectif est justement de faire le pont entre ces différents acteurs, de partager le savoir-faire algérien, mais également de renforcer la collaboration nationale et internationale avec les pays frères et amis, notamment la Chine, la Suisse, la Tunisie et la Jordanie. »
Cette ouverture internationale pourrait contribuer à accompagner la montée en puissance de la cosmétologie en Algérie, à travers le développement de partenariats scientifiques, l’échange de compétences et la mise en place de nouvelles collaborations dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’innovation.
47 sessions scientifiques et près de 200 travaux présentés
Sur le plan scientifique, le programme de cette première édition témoigne de l’importance accordée à la recherche et au partage des connaissances.
Le congrès a été organisé autour de 47 sessions scientifiques, avec près de 200 travaux scientifiques, auxquels se sont ajoutés une dizaine de workshops pratiques. Une programmation destinée à couvrir différentes dimensions de la cosmétologie et à favoriser les échanges entre les participants.
« Le congrès a été organisé autour de plusieurs sessions, avec 47 sessions scientifiques, près de 200 travaux scientifiques et une dizaine de workshops pratiques. »
Ces workshops ont notamment permis d’apporter une dimension pratique aux échanges scientifiques, en complément des communications et des présentations consacrées aux différentes problématiques liées à la cosmétologie.
Vers une reconnaissance scientifique de la cosmétologie
À travers cette première édition, la Société algérienne de cosmétologie entend également contribuer à renforcer la place de cette discipline dans le paysage scientifique et professionnel algérien.
L’ambition affichée est de favoriser les échanges, de valoriser les compétences nationales et de donner davantage de visibilité aux travaux réalisés dans ce domaine.
« L’ambition était de valoriser ce domaine, de favoriser les échanges et de contribuer à lui donner toute sa dimension et sa reconnaissance scientifique en tant que nouvelle discipline. »
Cette volonté de reconnaissance constitue un enjeu important pour la cosmétologie en Algérie, alors que le secteur se trouve à l’intersection de plusieurs domaines, notamment la santé, les sciences pharmaceutiques, la recherche scientifique, l’innovation et l’industrie cosmétique.
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