«Les pharmaciens se sont pleinement engagés ces dernières années, dans des projets de (souveraineté nationale) qui ont chamboulé le fonctionnement de leurs officines » estime le Snapo qui, dans ce cadre, lance un appel à tous les ministères concernés pour la reprise des négociations liées à l’augmentation de la marge bénéficiaire des pharmaciens d’officine. Tiers payant, système Chifa, tarif de référence, promotion du médicament générique, encouragement et développement de la production nationale… sont autant de dispositifs mis en place par les pouvoirs publics au profit du malade algérien pour lesquels, estime le Snapo, les pharmaciens ont contribué de manière efficace. Cependant, « nous consentons d’énormes charges sur le plan de l’investissement en moyens humains et matériels ».
La marge bénéficiaire globale, évaluée actuellement à 18%, doit être augmentée
« Ce qui n’a pas été sans conséquence sur le fonctionnement des officines », souligne l’organisation syndicale. Les pharmaciens sont dans l’obligation de recruter un personnel supplémentaire, de dépenser des frais en plus pour accomplir les procédures ayant trait au tiers payant. Cependant ces professionnels demandent aux ministères de l’Industrie pharmaceutique, de la Santé, du Travail et des Finances une révision à la hausse de leurs marges, régies à ce jour par un décret datant de 1998. « Ces marges restent insuffisantes, voire faibles, et risquent d’engendrer immanquablement la faillite d’officines », avertit le syndicat, rappelant que leur marge bénéficiaire globale, évaluée actuellement à 18%, doit être augmentée pour atteindre les 26 ou 27%.