dimanche 19 mai 2024
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L’industrie pharmaceutique tunisienne :le cri de détresse

 

Inaugurant l’événement, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a souligné qu’avoir accès aux médicaments est une partie du droit à la santé garantie par la constitution et que la sécurité médicamenteuse est une nécessité de souveraineté. « En outre, les industries pharmaceutiques sont un secteur stratégique et vital pour notre pays, ayant un poids important dans le développement du pays, dans l’investissement, la création de l’emploi et surtout dans la balance commerciale, étant un secteur exportateur ».

Le secteur a connu ses débuts dans les années 90, il croît au rythme de 11% annuellement. Aujourd’hui, Il est composé de 43 usines pharmaceutiques et emploie 6.500 personnes, avec un taux d’encadrement de 40%. 500 millions de dinars (MD) ont été investis dans ce secteur, ayant permis la réalisation d’un chiffre d’affaires de 700 MD et 50% de nos besoins en médicaments. « Nos exportations ont atteint les 100 MD vers des pays arabes, africains et méditerranéens », selon le chef du gouvernement.

 

M. Chahed a aussi évoqué les problématiques liées au secteur, notamment la politique de fixation des prix des médicaments, le soutien de l’export, la restructuration du secteur, la simplification des procédures et la diminution d’obtention des autorisations de mise sur le marché des médicaments (AMM), etc.

« Le gouvernement est prêt à faire les efforts qui s’imposent, mais à condition que le secteur s’engage dans le cadre d’un programme à réaliser certains objectifs en termes de production, d’exportation et d’emplois », a assuré Youssef Chahed.

Le chef du gouvernement a aussi évoqué les déboires de la Pharmacie centrale qui souffre de difficultés structurelles comme la majorité des entreprises publiques et qui sont en train de menacer son efficacité, pire sa pérennité. Ainsi, il préconise la mise en place d’un programme de sauvetage de cette institution et qui a d’ailleurs commencé en lui allouant 500 MD, pour pouvoir payer ses créanciers et pourvoir pallier le manque de médicaments. Il a également parlé des déboires des caisses sociales et des réformes profondes qu’il faudra engager, pour qu’elles puissent payer la Pharmacie centrale.

B.news