lundi 27 juillet 2026
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Programme POMPedia, dédié à la formation médicale continue.

Maladie de Pompe : les experts alertent sur l’urgence d’un diagnostic précoce pour sauver des vies

Le diagnostic précoce, l’instauration rapide de l’enzymothérapie substitutive et une prise en charge multidisciplinaire constituent aujourd’hui les principaux leviers pour améliorer le pronostic des patients atteints de la maladie de Pompe.

C’est le message fort porté par plusieurs spécialistes lors d’une table ronde scientifique organisée récemment à Alger par les laboratoires Sanofi, dans le cadre du programme POMPedia, dédié à la formation médicale continue autour de cette maladie génétique rare.

Cette rencontre scientifique avait pour objectif de faire le point sur les dernières avancées dans la prise en charge de la maladie de Pompe à début précoce (Infantile-Onset Pompe Disease – IOPD), en mettant l’accent sur les stratégies permettant d’améliorer le diagnostic et le suivi des nourrissons et des jeunes enfants concernés.

Une maladie génétique rare liée au déficit de l’enzyme GAA

Les experts ont rappelé que la maladie de Pompe est une maladie de surcharge lysosomale héréditaire provoquée par un déficit en alpha-glucosidase acide (GAA), une enzyme indispensable à la dégradation du glycogène. En l’absence de cette enzyme, le glycogène s’accumule progressivement dans les cellules, notamment au niveau des muscles squelettiques, du muscle cardiaque et des muscles respiratoires, entraînant une atteinte progressive de ces organes.

Chez les nourrissons atteints de la forme précoce, l’évolution peut être particulièrement rapide, avec une faiblesse musculaire sévère, une cardiomyopathie hypertrophique et une insuffisance respiratoire pouvant engager le pronostic vital en l’absence d’une prise en charge adaptée.

Le diagnostic précoce, une étape déterminante

Au cours des échanges, les intervenants ont insisté sur l’importance d’un diagnostic précoce, considéré comme un facteur déterminant dans l’évolution de la maladie.

Selon les spécialistes, l’identification rapide des premiers signes cliniques permet d’instaurer sans délai une enzymothérapie substitutive, traitement de référence qui contribue à améliorer la survie, préserver les fonctions musculaires et respiratoires et limiter l’apparition de complications irréversibles.

Ils ont également souligné que les progrès réalisés ces dernières années dans les connaissances médicales et les approches thérapeutiques offrent désormais de meilleures perspectives aux enfants atteints, à condition que la maladie soit diagnostiquée suffisamment tôt.

Une prise en charge multidisciplinaire indispensable

Les experts ont rappelé que la prise en charge de la maladie de Pompe ne se limite pas au traitement enzymatique. Elle repose sur une approche multidisciplinaire, impliquant plusieurs spécialités médicales afin d’assurer un suivi global et personnalisé des patients.

Cette prise en charge mobilise notamment des généticiens, des neuropédiatres, des pneumologues, des cardiologues, des spécialistes en médecine physique et de réadaptation, des kinésithérapeutes ainsi que d’autres professionnels de santé.

Cette coordination permet d’optimiser le suivi clinique, de prévenir les complications, de préserver autant que possible l’autonomie des patients et d’améliorer durablement leur qualité de vie.

POMPedia : renforcer les compétences des professionnels de santé

À travers le programme POMPedia, Sanofi entend accompagner la formation continue des professionnels de santé impliqués dans le diagnostic et la prise en charge de la maladie de Pompe.

Cette initiative scientifique vise à diffuser les recommandations les plus récentes, à partager les bonnes pratiques cliniques et à favoriser les échanges entre experts afin d’améliorer la qualité des soins proposés aux patients atteints de cette maladie rare.

Réduire l’errance diagnostique, un enjeu majeur

Malgré les avancées thérapeutiques, les spécialistes estiment que l’errance diagnostique demeure l’un des principaux défis dans la prise en charge de la maladie de Pompe.

Ils appellent à renforcer la sensibilisation des pédiatres, des médecins généralistes, des neuropédiatres et de l’ensemble des professionnels de santé susceptibles d’être confrontés aux premiers signes de la maladie. Une meilleure connaissance des manifestations cliniques permettrait d’accélérer le diagnostic et d’offrir aux patients un accès plus rapide aux traitements disponibles.

En conclusion, les experts ont réaffirmé que le diagnostic précoce, associé à une enzymothérapie substitutive instaurée sans délai et à un suivi multidisciplinaire rigoureux, représente aujourd’hui la meilleure stratégie pour améliorer la survie des enfants atteints de la maladie de Pompe, préserver leurs capacités fonctionnelles et réduire les complications liées à cette pathologie génétique rare.

Santé News

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