jeudi 23 mai 2024
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Nécessité du remboursement de la sonde intermittente par la CNAS

Les spécialistes en chirurgie des voies  urinaires et rééducation fonctionnelle ont appelé, vendredi à Alger, la  Caisse nationale d’assurance sociale (CNAS) à rembourser la sonde  intermittente des personnes atteintes de maladies de l’appareil urinaire  pour améliorer leur qualité de vie. 

A cette occasion, le président de la Société algérienne de chirurgie  urologique (SACU), Pr Dahdouh Abderrezak a indiqué que la CNAS « dépense des  sommes colossales pour la prise en charge de la dialyse dans les  établissements publics et privés et ne rembourse pas la sonde intermittente  qui est moins coûteuse que le traitement de l’insuffisance rénale ».

Pr Dahdouh, qui occupe également le poste de médecin-chef à la clinique  rénale « Daksi » de Constantine a fait savoir que le coût de la prise en  charge de l’insuffisance rénale représente 30 % des dépenses de la caisse,  alors que le remboursement de la sonde intermittente pour les personnes  atteintes de maladies de l’appareil urinaire est peu coûteux », ajoutant que  l’introduction de ce matériel médical dans la liste les maladies  remboursables allègera la souffrance des malades, particulièrement sur le  plan financier ».

Risque d’infection  

Si elles ne sont pas bien prises en charge, les maladies de l’appareil  urinaire peuvent causer une infection voire une obstruction des voies  urinaires pouvant entrainer une insuffisance rénale qui nécessite, au fil  du temps, une greffe rénale.

Le remboursement de la sonde intermittente -que le malade change quatre  fois par jour et qui coûte 18.000 DA/mois- permet au malade d’intégrer le  milieu scolaire ou professionnel,de pratiquer du sport et d’accomplir ses  devoirs quotidiens sans difficultés, selon Pr Dahdouh.

Sacs à urines un  fardeau financier

De son côté, Hocine Cherid, chef de service de médecine physique et  rééducation fonctionnelle à l’Etablissement hospitalier spécialisé d’Azur  plage explique que l’utilisation des sacs à urines – qui constituent un  fardeau financier pour le trésor de l’Etat- a des effets néfastes sur la  santé des malades, appelant la CNAS à rembourser la sonde intermittente qui  est à même d’améliorer la qualité de vie du malade ».

Les spécialistes ont, enfin, mis l’accent sur la nécessité de la formation  du corps médical et paramédical pour encourager la culture de l’éducation  sanitaire du malade, insistant sur l’impératif d’élaborer un registre  médical national pour ces maladies et d’adopter un consensus sur cette  maladie.

Entre autres maladies à l’origine de maladies de l’appareil urinaire et  de l’obstruction des voies urinaires, les spécialistes  ont cité les  accidents de la route qui entrainent des lésions de la moelle épinière, les  opérations chirurgicales et les malformations congénitales, à l’instar du  Spina Bifida qui se définit par l’absence de fermeture postérieure de la  colonne vertébrale.

Agence