jeudi 22 février 2024
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Pr.Kamel DAOUD: « améliorer la qualité de nos produits « 

Chercheur en génie de procédés pharmaceutiques à l’université des sciences et de technologie Houari Boumediene de Bab Ezzouar (USTHB) et consultant pour l’industrie pharmaceutique

Vous venez d’être élu en tant que membre à l’académie française de la pharmacie . Quelles sont vous impressions ?
Avant tout c’est une fierté pour mon pays et pour moi d’être élu en tant que membre de l’académie française de la pharmacie je remercie les laboratoires biopharm de m’avoir honoré, c’est un geste que j’apprécie énormément et qui montre leur disponibilité à aider le chercheur algérien.
Pouvez-vous expliquer à nous lecteurs en quoi consiste votre rôle au sein de l’académie ?
Concernant ma place dans l’académie  Il faut savoir que nous sommes répartis dans les sections. Personnellement je suis dans la 4eme section : sciences pharmaceutiques et juridiques appliquées a l’environnement industriels du médicament et autres produits de santé . Nous y travaillons pour établir des recommandations qui sont prises en rapport avec la qualité des produits pharmaceutiques. Nous profitons aussi des informations obtenues dans le cadre de la recherche pour améliorer la qualité de nos produits ailleurs et en Algérie.
L’industrie pharmaceutique Algérienne est une industrie naissante et ce qu’elle est capable de s’imposer à l’étranger et quelles sont les contraintes actuelles ?
L’industrie algérienne  date des années 2000, Actuellement en stade de croissance .il y a beaucoup de médicaments qui sont développés localement et qui sont de très bonne qualité, je prends par exemple les médicaments de biopharm qui a tout un staff qui entoure le développement du médicament. Le laboratoire s’est entouré des meilleurs spécialistes qui travaillent sur les formes liquides, les formes sèches et sur l’analyse des médicaments , leur produits sont contrôlé par le laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques qui est le garant de cette qualité sur le marché.
Quelles sont vos recommandations ?
Maintenant il faut aller vers les classes thérapeutiques les plus importantes ; les plus dures à faire c’est le défi de l’industrie pharmaceutique pour les prochaines années notamment en ce qui concerne les anti- cancéreux a titre d’exemple.
Biopharm est elle capable d’exporter ses produits en dehors de la France et la Mauritanie à d’autres pays d’Europe ?
Les laboratoires biopharm ont obtenu l’autorisation d’exportation en France par l’agence ANSM ce qui dénote qu ils fonctionnent aux standards internationaux. Ils ont formé des jeunes qui arrivent eux-mêmes à fabriquer des médicaments, moi je dois dire qu’il suffit de maitriser les procédés et les méthodes d’analyses les plus complexes et les plus pointilleux pour fabriquer les médicaments les plus complexes en Algérie non seulement pour répondre aux besoins des patients Algériens mais aussi arriver à exporter vers les pays africains et européens et c’est un vrai challenge .
Pourquoi l’Algérie n’arrive –t- elle pas à imposer la réciprocité dans les médicaments pour l’imposer dans les pays qui exportent vers notre pays ?
C’est une décision politique et réglementaire mais concernant la qualité de nos produits elle est prouvée à l’intérieur et l’extérieur du pays .
Un dernier mot.
Je remercie encore une fois les laboratoires Biopharm pour m avoir honorer et personnellement je crois aux compétences algériennes ; certaines sortent des universités et si on ne fait pas attention à elles, elles finissent par se perdre.
Avec cette matière grise algérienne on peut faire émerger une industrie pharmaceutique florissante en Algerie.

Propos recueillis par ZAHWA SEGNI