Le laboratoire d’immunologie du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Beni-Messous a franchi une étape scientifique majeure dans le domaine du diagnostic des déficits immunitaires primitifs.
Sous la supervision du professeur Djidjik, les équipes ont réussi, pour la première fois, le séquençage des gènes RAG1 et RAG2 chez des patients algériens atteints de déficit immunitaire combiné sévère (SCID).
Cette avancée concerne sept patients, chez lesquels ont été identifiées des mutations génétiques précises : la mutation 519delT du gène RAG1 et la mutation 104 G/T du gène RAG2. Fait notable, l’ensemble du processus diagnostique à la fois phénotypique et génétique a été réalisé exclusivement en Algérie, au sein même du CHU de Beni-Messous.
Il s’agit d’une première au niveau de l’établissement, marquant un tournant décisif dans la prise en charge des maladies immunitaires rares. Cette réussite témoigne du niveau de maturité atteint par la recherche biomédicale nationale, portée par une expertise locale fondée sur la rigueur scientifique et la persévérance.
Le professeur Djidjik a tenu à saluer le travail exemplaire de l’équipe ayant contribué à cette réalisation, composée de Brahim Belaid, Lamara Mahammed Lydia et Berkani Lilya, dont l’engagement et les compétences ont été déterminants.
Au-delà de l’exploit technique, cette avancée constitue un message d’espoir pour les patients, un signal fort pour le développement de la recherche biomédicale en Algérie, et une source de fierté pour l’ensemble de la communauté hospitalo-universitaire.
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