Les analyses médicales réalisées au sein des officines pharmaceutiques constituent un droit acquis depuis 1976, qui ne peut être remis en cause par un simple communiqué ou une déclaration isolée.
Ce droit est reconnu par l’ensemble des textes encadrant les activités de santé du pharmacien en Algérie.
La réunion d’octobre 2023, souvent invoquée à ce sujet, a été interrompue par le président de séance en raison du non-respect des règles de dialogue par l’un des participants. Aucun procès-verbal officiel n’a été signé ni transmis aux parties présentes, y compris au Syndicat national des pharmaciens privés, ce qui lui retire toute valeur juridique.
Par ailleurs, l’instruction ministérielle conjointe de 2023 est explicite et ne nécessite aucune interprétation. La commission ministérielle chargée de définir la liste des analyses médicales autorisées en pharmacie n’a pas encore finalisé ses travaux, et aucun rapport n’a été communiqué à ce jour.
Les pharmaciens disposent des compétences scientifiques et professionnelles nécessaires pour assurer ces services de santé, notamment dans les zones rurales et isolées où les laboratoires d’analyses sont inexistants. Pour de nombreux patients, la pharmacie reste le seul point d’accès à des examens de base, comme la mesure de la glycémie, à un coût accessible.
Enfin, la législation sanitaire en vigueur n’interdit pas aux pharmaciens la réalisation d’analyses médicales, mais encadre les activités de santé exercées en pharmacie. Les pharmaciens réaffirment leur engagement à défendre ce droit légitime, dans l’intérêt des patients et du système national de santé.
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